Les dispositions essentielles pour investir dans le vin

L’investissement dans le vin est un domaine qui attire de pus en plus en raison de la fluctuation des prix de grands crus rares et populaires. Opter pour ce type d’investissement est une occasion d’augmenter son patrimoine, mais en même son actif financier. Tout comme les autres types d’investissement dans le vin réclament également le respect de quelques règles.

Un enregistrement obligatoire auprès de l’autorité compétente

Depuis mai 2017, toutes les plateformes qui proposent l’investissement de cette boisson devaient être enregistrées auprès de l’AMF. Les rendements actuels des investissements conventionnels étant assez décevants, les particuliers se tournent de plus en plus vers les investissements atypiques. Cependant, il est difficile de déterminer la fiabilité de ces offres, surtout avec le nombre croissant de cas frauduleux ces derniers temps.

De nouvelles lois ont été adoptées, qui ont renforcé l’autorité de l’AMF sur divers produits d’investissement. Cette disposition permet aux investisseurs d’avoir un meilleur contrôle de leur argent. La loi Sapin, qui a été adoptée fin 2016, a créé une réglementation plus stricte en exigeant un examen préalable pour tout investissement étrange. Cela signifie que les plateformes doivent déclarer leurs activités et soumettre un dossier à l’AMF. Depuis le début de l’année 2017, le code monétaire et financier (article L-550-1 et L-550-3) réglemente l’achat et la vente de vin. L’Autorité des Marchés Financiers est chargée de contrôler les actions des Intermédiaires dans ce domaine.

Investir dans le vin, un moyen d’augmenter son argent

Constituer une collection de vins peut être un moyen intelligent de diversifier son investissement. Le vin étant un produit de consommation devient un produit d’investissement. Le coût d’une bouteille de vin peut augmenter au fil du temps, surtout pour les vieux millésimes plus difficiles à trouver. Les bouteilles génèrent des revenus, c’est pourquoi elles rapportent un retour sur un investissement considérable. Ces vins peuvent non seulement faire plaisir à vos papilles, mais aussi à votre compte en banque. À long terme, certains vins peuvent constituer un investissement lucratif pour les collectionneurs. En revanche, la majorité des vins sont destinés à une consommation immédiate et leur valeur diminue avec le temps.

Si vous voulez faire des bénéfices, il est conseillé d’acheter des bouteilles rares qui sont très appréciées des experts et des amateurs. Néanmoins, elles sont généralement trop chères pour les investisseurs particuliers. C’est pourquoi les vins proposés en primeur sont une excellente alternative.

  • Il s’agit d’un processus mis en place par les producteurs de Bordeaux qui vous permet de précommander une bouteille à seulement quelques dizaines d’euros chacune.
  • Il est essentiel de noter que l’achat d’une bouteille provenant d’un domaine respecté, quelle que soit la région, ne se traduit pas toujours par une bonne vente. Vous devez être à l’affût de vins de qualité supérieure provenant d’appellations prestigieuses et sélectionner de bons millésimes qui se bonifient avec l’âge.

Investir dans le vin : une activité régit par le code des impôts

Les revenus tirés de l’investissement dans le vin ne sont pas considérés comme des revenus principaux. Le vin étant enregistré comme un bien personnel, son investissement bénéficie d’un avantage fiscal pour les transactions en dessous de 5 000 €. Au-delà de cette somme, le vendeur doit s’enregistrer comme autoentrepreneur et faire les déclarations nécessaires.

Pour un expatrié, l’investissement dans le vin est un peu spécial. Pour commencer, vous devez déterminer l’existence d’une convention avec votre pays d’origine. Celle-ci est essentielle pour la réglementation de l‘impôt. En général, cette convention concerne l’impôt sur le revenu ainsi que les plus-values ​​issues de l’investissement. En matière de droits de succession, rares sont les conventions fiscales qui existent entre la France et les autres pays.